Edition du 28 octobre 2000

Article du Nord Eclair "Visite de Mr JOSPIN à TOURCOING"
Siemens : l'union dans l'action


Par rapport aux 430 salariés de l'usine Lever, les employés de Siemens Haubourdin, ne sont, il est vrai qu'une quinzaine. Mais tous se sont mobilisés contre le plan de restructuration annoncé à la Fin septembre, qui touche leur division (SAVA). Hier, comme pour des actions précédentes, les Siemens étaient aux côtés des employés d'Unilever pour, comme ces derniers, dénonçaient de " faux licenciements économiques ", avec l'appui d'une quarantaine d'employés des sites SAVA de Saint-Denis et Nanterre. Sans oublier la présence de représentants d'IG Métal, le tout puissant syndicat d'outre-Rhin, venus dénoncer "une politique de délocalisation de la logistique et de la productique de Siemens".

Petite déception toutefois hier, M.VonPierer, PDG de Siemens, et Michel Robin, directeur de Siemens France, retenus par des obligations à Munich et Toulouse, n'assistaient pas à l'inauguration du métro (seul Daniel Roussel, président de Matra Transport, bientôt intégré au groupe Siemens, était présent).

"Nous voulons faire savoir au monde politique que Siemens ne fait pas qu'investir en France, mais qu'il licencie également", explique Jean-Claude Delattre, délégué syndical de Siemens-SAVA.

 

Puis de poursuivre; "nous avons demandé à la direction de nous trouver une structure de rattachement an sein du groupe Siemens" (Ndlr : une organisation interne au groupe qui permet le financement des projets). C'est le 16 novembre que la direction de Siemens se prononcera sur les conclusions de l'expert mandaté pour étudier la situation du site haubourdinois.

Une direction qui hier, par le biais d'un courrier de presse, réaffirmait "sa volonté de poursuivre le dialogue social dans le conflit qui l'oppose aux 15 salariés de SAVA Haubourdin". En soulignant que " le projet de fermeture a été lancé suite à d'importantes pertes financières", la direction précise " que cette fermeture sera accompagnée d'un plan de reclassement sur les autres sites du groupé (Lannion, Sophia-Antipolis)", et que "les compétences de cette filiale de Siemens pourront être réaffectés dans les métiers du groupe en fonction de leurs profils".

En rappelant "qu'aucune procédure de licenciement n'a été engagé alors même que la discussion se poursuit avec les partenaires sociaux", Siemens "estime se comporter en entreprise citoyenne et respectueuse des dispositions légales…et met un point d'honneur à respecter les règles sociales".

Ar.P.