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Alors que les salariés de Lever battaient le pavé de la capitale
(voir en pages région), l'avenir des quinze employés de l'usine
Siemens se jouait en partie dans des bureaux parisiens.
Hier, un expert mandaté remettait ses conclusions au Comité central
d'entreprise à Saint-Denis, et expliquait devant la direction et
les représentants syndicaux que les licenciements prévus parmi le
personnel de la division SAVA (filiale de Siemens) ne sauraient
être d'ordre économiques, mais organisationnels.
Une première victoire pour les salariés des deux sites SAVA concernés
par un projet de plan social (Haubourdin et Nanterres) qui ont toujours
voulu voir reconnaître la viabilité de leurs activités. Le bilan
rendu hier relate par ailleurs un déficit à hauteur de 5 millions
de francs. "Il ne faut pas oublier les 13 millions de francs du
projet Accelio, développé en Allemagne, dont SAVA a hérité des pertes",
souligne Samuel George, chef de projet sur le site haubourdinois.
C'est maintenant à la direction de se prononcer sur la poursuite
ou non de l'activité (une réponse attendue le 16 novembre prochain
lors
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de la prochaine réunion du Comité central d'entreprise). Si cette
restructuration est toutefois menée à son terme, les salariés, dont
la moyenne d'âge atteint les 40 ans, sont prêts à réclamer des indemnités
de licenciement, accompagnées d'un plan de formation et de reclassements.
Mais d'ici la mi-novembre, les actions se poursuivent. Les salariés
de Siemens attendent de pieds fermes le PDG du groupe Siemens, M.
Von Pierer, lors de sa visite à Lille, demain, pour l'inauguration,
en compagnie du Premier ministre, de la ligne 2 du métro.
Si une rencontre s'avère impossible, les Siemens auront un porteur
de doléance de poids, en la personne de Pierre Mauroy, sénateur-maire
de Lille.
D'autres courriers détaillant les revendications des employés de
SAVA ont été remis au cabinet de Martine Aubry, et à l'Union Européenne
par le député-maire de Villeneuve d'Ascq, Gérard Caudron.
Pour les Siemens, tous les moyens sont bons pour se faire entendre.
Il ne reste plus qu'à les écouter. La lutte continue.
Ar.P.
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